Les bénévoles

 benevolat

Le bénévolat est une activité de service non rétribuée et choisie volontairement qui s'exerce en général au sein d'une association ou d'une structure publique. Celui ou celle qui s'adonne au bénévolat est appelé bénévole. L'étymologie du mot vient du latin benevolus qui signifie "bonne volonté". Le bénévolat à la différence du volontariat n’est encadré par aucune loi. Est bénévole toute personne qui s'engage librement pour mener une action non salariée en direction d'autrui, en dehors de son temps professionnel et familial. Les motivations des bénévoles ne reposent plus sur les mêmes normes et représentations sociales. Le bénévolat est la plus grande force du monde associatif aujourd’hui, parce que donner de son temps et de ses compétences sans contrepartie financière est loin d’être une évidence dans notre société actuelle. L'arrivée à grande échelle des phénomènes de pauvreté et d'exclusion, conséquence du retournement économique est à l'origine du développement de l'engagement bénévole, parce que l'indifférence devient difficile, voir insoutenable. Maintenant, le bénévolat devient plus dur ; on en parle et on le vit mais y a des difficultés qu'ont les dirigeants associatifs à trouver des bénévoles.

Hésitations des bénévoles :

Manque de reconnaissance, réticence à assumer les postes de responsabilité à cause des risques de mise en cause personnelle, insuffisante couverture des risques ; autant de facteurs rebutant de l'engagement. Bien incapable de dire « ce qu'il est », on sait maintenant ce qu'il n'est pas : le bénévole n'est pas un « volontaire ». Il ne sera donc pas question de donner un statut au bénévolat basé sur l'engagement volontaire et la gratuité. Au contraire, il faudra tenter de répondre aux préoccupations de terrain et toujours avoir le souci de garder l'âme du bénévolat, basé sur « la liberté de celui qui donne comme de celui qui reçoit ».

Crise du bénévolat :

L'arrivée et la durabilité des phénomènes d'exclusion a également fait sortir un nouveau visage : celui du « bénévole pauvre ». Isolé, et parfois marginalisé, il vient chercher dans l'association dont il est souvent ou a été le bénéficiaire ;  quelqu'un à qui parler. Il est fréquent d'entendre les responsables associatifs se plaindre de la difficulté de fidéliser leurs bénévoles. On ne peut pas parler d'altération de l'engagement mais d'un changement de nature caractérisé par une augmentation des incertitudes. Je dirai que tout découle à cause de l'accélération du rythme de la vie par peur de se trouver en rupture professionnelle ou personnelle. La mobilité, le chômage, la précarité, l'enfermement dans les quartiers urbains contribuent à la fin d'un bénévolat vécu comme le prolongement d'un itinéraire de vie. Il faut reconstituer le tissu social de proximité et avoir l'objectif  de redonner à un quartier un environnement convivial où chacun pourra trouver un lieu appuyé sur un support culturel.

Les champs d’engagement bénévoles sont divers : le sport, la culture, l’éducation, l’insertion, les actions caritatives et humanitaires...
Le bénévolat est un acte librement consenti et non rémunéré.
Exercé dans le cadre associatif, il fait l’objet d’un contrat moral qui implique le respect des règles établies, des structures, d’un règlement intérieur, de façon fiable, une certaine disponibilité du bénévole pour contribuer à la réalisation des objectifs.
Celui-ci participe de son plein gré à l’animation et au fonctionnement d’une association sans aucune contrepartie financière ou avantages en nature.
 Bien sûr, il peut percevoir des remboursements de frais pour les dépenses engagées pour le compte de l’association et uniquement dans ce cadre.

Etat des lieux :

 Cela suppose donc que les bénévoles aient par ailleurs les moyens de subvenir à leurs besoins.
Cette condition indispensable conduit à craindre une diminution du bénévolat ou ce qui est plus grave, une transformation de la notion de gratuité.
 Ainsi, on voit apparaître depuis quelques temps le terme volontariat.
 Cela semble vouloir dire qu’un volontaire pourrait avoir un statut intermédiaire entre celui du bénévole et du salarié.
Ce statut permettrait aux personnes désireuses de s’investir au service d’une cause associative, de bénéficier d’une indemnité de subsistance. Cela semble être de plus en plus souvent le cas. Or, cette évolution du statut du volontaire pose question.
Le bénévolat constitue un engagement réciproque et c'est vous et vous seul qui évaluez le temps dont vous pouvez disposez.

Réveiller le bénévole qui dort en vous...

Phil Lerenard


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