Anticipons! Alcool drogues...

Comment parler préventivement en famille les dangers de l'alccol et des drogues?

Voici quelques conseils sur la démarche à privilégier.

 

Près de 60% des jeunes agés de 17 ans ont été déjà ivres au cours de leur vie et un sur deux a expérimenté le cannabis! Ces chiffres, issusd'une enquête de l'Obersavatoire français des drogues et des toxicomanies (Escapad 2005), font froid dans le dos. la peur n'évitant pas le danger, mieux vaut prendre les devants et oser parler avec nos enfants.

 

d'après le Dr François Besançon, une prévention << active>> est possible dès 11 ans. C'est à cet âge que l'enfant serait le plus réceptif: << Avant, il ne s'intéresse qu'à ce que l'on mang! Après il croit rarement ce que ses parents lui racontent...>> Par ailleurs, l'entrée au collège, puis au lycée, serait déterminante, ce rite de passage vers l'âge adulte étant souvent marqué par les premières expériences. Même conscients des méfaits des psychotropes, les jeunes ne se méfient pas toujours du piège du premier joint ou du premier verre en trop, pensant que ce sera sans suite. Les aider ce n'est pas expédier le sujet en une séance maladroite et gênée, ni chercher à leur faire peur. Mais, leur fournir régulièrement des renseignements clairs et objectifs sur les produits: effets néfastes selon qu'il s'agit d'une consommation excessive ponctuelle ou régulière, en mettant l'accent sur les risques dans un avenir proche plutôt qu'éloigné, ce que dit la loi, et sa raison d'être, ect. Le but: leur en faire comprendre les dangers avec réalisme et sans mentir. Ce qui suppose de se documenter au préalable. << Fondez votre compétence sur le vécu quotidien... Tout ne sera pas à dire en une fois: ce serait indigeste et trop de point essentiels seraient oubliés. >> , conseille François Besançon, qui recommande plutôt de saisir différentes occasions (vécu malheureux ou événement tragiquesurvenus dans l'entourage, émission radio/télévisée, ect.). Le plus important: instaurer un climat de confiance, se montrer ouvert au dialogue, en encourageant l'enfant à dire ce qu'il pense et ce qu'il vit à ce sujet, en l'écoutant. Quel ton employer? Ni autoritaire et moralisateur, ni compréhensif et amical, mais entre les deux.

 

Face à un ado qui a déjà été << initié >> à un produit, voire y a pris goût, les erreurs seraient de fermer les yeux, de dramatiser, de tenter une discussion alors qu'il est sous emprise ou encore de le punir au lieu de l'interroger calmement  sur les raison de son comportement. Le mieux: lui faire part de votre inquiétude, de votre désir de l'aider, de votre foi en sa capacité à changer. Veut-il faire comme les autres, être accro ou, à l'inverse, garder le contrôle de lui même? Lui proposer de peser le pour et le contre, c'est le mettre en situation de faire des choix responsables vis-à-vis de l'alcool et des drogues.

(article du magazine édité par la C.A.F. septembre 2007)

 

 

Sites:

http://www.drogues-dependance.fr

http://www.inpes.sante.fr

http://www.anpaa.asso.fr

http://www.jamaislapremiere.org

http://www.parlersante.fr

Téléphones:

Drogue Info service====>> (08.00.23.13.13)

Ecoute Alcool=====>> ( 08.11.91.30.30)

Ecoute Cannabis=====>> (08.11.91.20.20)

 

 


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