Les gestes qui sauvent

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Noyade, malaise cardiaque, étouffement… Face à un drame, il faut réagir vite.

Et avec les bons réflexes, en attendant la prise en charge médicale. Les gestes à faire et à ne pas faire dans cinq situations d’urgence. Chaque année, les maladies cardiovasculaires provoquent 165 000 décès, dont 60 000 morts subites de l’adulte. Les accidents domestiques sont à l’origine de 18 000 morts par an, dont 500 enfants de moins de 4 ans. « Huit fois sur dix, les gestes de premiers secours sont pratiqués sur une personne de notre entourage : un membre de la famille, un collègue… Ainsi, nous représentons la meilleure chance de survie des autres », constate le Dr Pascal Cassan, médecin référent national à la Croix-Rouge française. Dans tous les cas, il convient d’appeler les services d’urgence, le Samu (composer le 15) ou les pompiers (le 18). 1. Etouffement Après avoir avalé de travers, une personne s’étouffe. Elle cherche de l’air, ne peut plus ni parler ni tousser ni respirer, devient pâle, puis bleuit au niveau des lèvres.

Ce qu’il faut faire

• Mettez la personne en position debout ou assise, placez-vous derrière elle et penchez-la en avant en soutenant son thorax avec une main. Donnez-lui cinq claques vigoureuses dans le dos, entre les deux omoplates, avec le plat de la main ouverte. Recommencez une fois si nécessaire. Un bébé (moins de 1 an) sera placé sur votre avant-bras, le visage légèrement incliné vers le sol. Donnez cinq claques entre les deux omoplates. Avant de le retourner, ôtez le corps étranger de sa bouche.

• Si les signes d’étouffement persistent, effectuez la manœuvre de Heimlich : placez-vous derrière la personne, passez vos deux bras sous ceux de la victime. Mettez un poing au-dessus de son nombril et votre autre main par-dessus votre poing. Enfoncez le poing d’un coup sec vers vous et vers le haut. Effectuez cinq fois cette action. Chez un enfant de plus de 1 an, effectuez ces gestes avec plus de précautions, adaptez la force du geste en fonction de son poids et de son âge. Chez un nourrisson de moins de 1 an, pratiquez les actions suivantes : retournez-le sur le dos et allongez-le, tête basse, sur votre avant-bras et votre cuisse. Comprimez sa poitrine avec deux doigts placés dans la partie inférieure du sternum. Ce qu’il ne faut pas faire Tenir l’enfant par les pieds pour que le corps étranger soit expulsé.

2. Plaie grave

Il s’agit d’une plaie étendue, profonde, souillée (elle contient des corps étrangers comme de la terre) ou qui touche une zone vulnérable (œil, ventre, thorax, doigt…). Ce qu’il faut faire

• Allongez la victime et surveillez-la.

• Plaie au ventre : une fois la victime allongée sur le dos, faites-lui fléchir les jambes pour diminuer la douleur et faciliter la respiration.

• Plaie à la poitrine : placez la victime en position "demi-assise", les jambes allongées.

• Plaie à l’œil : la personne allongée, calez sa tête. Demandez-lui de fermer les yeux et d’éviter de les bouger afin de ne pas aggraver les lésions. Ce qu’il ne faut pas faire

• Essayer de retirer vous-même le corps étranger de la blessure.

• Désinfecter la plaie.

• Donner à boire ou à manger.

3. Malaise cardiaque

La personne ressent une vive douleur dans la poitrine, qui la serre comme un étau. Elle est angoissée et peut aussi avoir mal dans un bras, dans la mâchoire, le dos ou le ventre… Ce qu’il faut faire

• Mettez la victime au repos en lui proposant de s’allonger, sauf si elle préfère une autre solution.

• Rassurez-la et posez-lui des questions précises afin de renseigner au mieux les services d’urgence : depuis quand ressent-elle la douleur ? Est-ce la première fois ? A-t-elle un médicament à prendre (si oui, aidez-la à le prendre) ? Est-elle suivie pour une ou plusieurs maladies particulières ? Ce qu’il ne faut pas faire Donner un médicament non prescrit par le médecin de la victime.

4. Noyade

Ce qu’il faut faire

• Si la victime est habillée, dégrafez ses vêtements. Vérifiez si elle respire : approchez votre joue de sa bouche et de son nez, et observez si sa poitrine et son ventre se soulèvent.

• Si elle ne respire plus, pratiquez la technique du bouche-à-bouche.

• Si la personne respire encore, placez-la en position latérale de sécurité : couchée sur le côté, par exemple gauche, tête en arrière, bouche ouverte et dirigée vers le sol. La jambe gauche est tendue, la droite pliée à angle droit et la main droite sous la joue, le bras gauche détendu.Couvrez la personne. Cette position évitera qu’elle ne s’étouffe en avalant sa langue et/ou en vomissant.

5. Intoxication

Les intoxications aux produits ménagers représentent un quart des intoxications accidentelles de l’enfant, soit 15 000 cas par an. Ce qu’il faut faire

• Quel que soit le produit ingéré, il ne faut pas provoquer de vomissements et ne rien faire prendre par la bouche (pas d’eau ni de lait, ni de produit neutralisant, ni de pansement gastrique).

• Si un produit caustique, acide ou basique (décapant, déboucheur de canalisations, eau de Javel…) a été projeté dans l’œil, lavez-le immédiatement et abondamment à l’eau du robinet pendant quinze minutes, puis recouvrez-le de compresses maintenues par une bande mais sans comprimer l’œil.

Des formations premiers secours existent Certains gestes nécessitent un apprentissage (par exemple, la technique du bouche-à-bouche ou le massage cardiaque).

Des associations, tels La Croix-Rouge française ou les services de la Protection civile, proposent des formations aux premiers secours, d’une dizaine d’heures environ.

Renseignements :

www.croix-rouge.fr

www.protection-civile.org.


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